Saint-AstierJe décide aujourd’hui d’amener mon sac à dos dans la vallée de l’Isle, plus précisément à Saint-Astier où le haut clocher de son église me recommande de m’arrêter.

Je me gare sur le parking à l’entrée de la ville et je débute ma visite. Je ne sais pas vraiment par où commencer. Je tombe d’abord sur la mairie, charmante et avec une architecture originale. Ici, je ne retrouve pas de bâtisses en pierre et le village ressemble à Terrasson avec son calcaire blanc.

Je vois l’Office du Tourisme sur ma droite dans un bâtiment qui semble être des halles ou à une salle des fêtes. J’emprunte la rue juste derrière, je passe le porche (en évitant les voitures) et j’arrive sur la place Saint-Astier où la statue du saint domine la place. Cette place est très mignonne, quelques fleurs ici ou là, une boulangerie de village qui, à ce que je vois, a beaucoup de succès et des maisons aux façades parfois sculptées. Les gens qui m’entourent parlent, s’interpellent, se racontent les dernières nouvelles, tout en allant faire leurs courses. C’est assez convivial !

La place où je me trouve mène à l’église, immense et imposante. Je m’approche, je regarde attentivement les sculptures de ses portes et je décide d’y entrer. L’église est très jolie de l’intérieur, assez spacieuse. En faisant le tour, j’ai le plaisir d’entendre l’orgue qui se met en route. C’est la première fois que j’assiste à un « concert » d’orgue, c’est pourquoi je décide d’écouter cette douce mélodie un moment. En plus, l’église est chauffée, ça ne fait pas de mal avec le vent et l’orage dehors !

Je ressors tranquillement pour descendre un peu plus bas. Un petit parc entoure l’église, les roses poussent et rehaussent le teint pâle des pierres. Le cantonnier me passe le bonjour ainsi que les ouvriers que je croise. L’atmosphère est conviviale et chaleureuse, j’aime beaucoup !

J’arrive au pont où l’Isle passe en-dessous, avec ses belles cascades ! La bâtisse en face de moi m’intrigue et je décide de m’y rendre, surtout que depuis le pont je vois une passerelle qui permet d’y accéder. Je découvre que ce bâtiment est une ancienne usine de chaussures qui était alimentée par la force hydraulique. C’est un coin très calme, avec des bancs et des fleurs pour passer un bon moment. Je me suis détendue en écoutant l’eau, en regardant un peu la faune qui s’anime autour de moi. En parlant de faune, un cygne fait soigneusement sa toilette dans les cascades et un petit oiseau cherche de la nourriture. J’ai tout ce petit monde en face de moi qui me tient compagnie.

L’église sonne onze heures. Je décide de reprendre ma marche dans le village. Des rues s’étendent en toile d’araignée et je me faufile à travers en scrutant la moindre façade. Les jardins sont soignés, les maisons authentiques et rustiques. Je passe à côté d’une boulangerie dont les meringues attirent mon regard sur le comptoir (je crois que je n’ai plus besoin de vous dire que je suis gourmande). Même si les commerces sont fermés et les rues quasi désertes, le village vit au rythme des « bonjour, ça va », « Hey, il faut qu’on se voit samedi pour le barbecue» …Attendez quoi ? Barbecue ? Je peux venir ?!

J’arrive ensuite sur l’arrière de la place de l’église avec son magnifique monument aux morts. Je dois dire que l’architecture à Saint-Astier est soignée et délicate, je n’ai jamais vu ça dans d’autres villes. Je continue mon petit tour, la ville commence à se réveiller avec du monde en terrasse et la sortie des écoles. Je retrouve mon point de départ après une bonne heure et demie de marche.

Je regrette simplement que les visites de la ville, de l’église et du clocher ne se déroulent que l’été. J’étais curieuse de voir l’intérieur du clocher et surtout la vue qu’il offre sur le village. Ça sera pour une prochaine fois, promis !


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