Le château de Montréal

C’est à 30 minutes de Périgueux et de Bergerac que je décide de poser mon sac à dos : au château de Montréal. Oui oui, je suis bien en Périgord et non au Québec !

Le château surplombe la vallée de la Crempse, la vue sur la campagne environnante capte directement mon attention. Devant la porte d’entrée, plusieurs sculptures en pierre sont posées çà et là, elles ressemblent à des menhirs ! Le château est ouvert uniquement juillet et août de 10 heures à midi puis de 14 heures à 18 heures. Il y a une réduction pour les groupes. Des visites en anglais et en hollandais sont possibles.

Je commence ma visite guidée en direction des écuries. Sur le chemin, la guide m’explique un peu l’historique du château avec sa partie médiévale datée du XIIème siècle et sa partie Renaissance. Les écuries renferment l’exposition de sculptures de Denis Monfleur. Il utilise des pierres volcaniques et du granite pour réaliser ses œuvres. Les formes sont diverses et variées, je les retrouve un peu partout dans les jardins du château.  J’aime beaucoup son œuvre illustrant la mort des vanités, plusieurs crânes différents se succèdent, c’est assez morbide au premier abord mais fascinant !

Je me dirige maintenant vers les jardins à l’italienne joliment fleuris d’ifs et d’hibiscus. Ces fleurs habillent les éléments médiévaux encore debout : un pont levis, le rempart et tout son système défensif (chemin de ronde et la tour de guet). La guide m’invite à monter sur la tour dite de Mussidan qui me donne de la hauteur. Elle me permet d’avoir une très belle vue dégagée sur la campagne et sur le logis Renaissance du château. D’en haut, j’aperçois le clocher du village d’Issac : un vrai paysage de carte postale ! C’est un réel plaisir de se trouver à cet endroit même, j’ai l’impression de surveiller cette propriété à la place des gardes. Je constate également depuis ce point le contraste architectural entre la partie médiévale et la partie Renaissance. Les façades n’ont rien à voir, j’ai quand même une petite préférence pour le cachet médiéval !

Je me rends maintenant vers le logis Renaissance. J’emprunte un très bel escalier  très bien fleuri, cela donne beaucoup de charme à la bâtisse. N’hésitez pas à vous retourner pour avoir une vue d’ensemble sur les jardins, ça vaut le détour !! J’essuie mes pieds sur le paillasson et je découvre le premier petit salon de style Louis XV. La guide m’explique le mobilier que j’ai devant moi comme les chaises à châssis mobile ou la fontaine en étain. Il y a une série de portraits de famille aux murs. J’apprécie le fait de pouvoir me balader un peu dans la pièce pour admirer tout ce mobilier. S’ensuit d’autres petits salons de style Louis XVI puis Empire. Je vois les différences entre les styles, la guide n’hésite pas à me donner quelques informations sur ces derniers. Dans le second salon, je découvre plusieurs tableaux dont un portrait de Louis XIV, un autre de Louis XV et au centre Henri-Léonard Bertin qui était ministre du roi dont le cadre illustre sa carrière : des fruits et des légumes, une mappemonde et un cheval. J’aime beaucoup ce genre d’histoires ou anecdotes qu’apportent ce château ! Au fond, la petite bibliothèque ovalaire où 1500 livres n’attendent que leurs lecteurs. C’est impressionnant !

Je me retrouve à nouveau à l’extérieur. Je traverse la cour et la guide me conduit aux caves. J’emprunte un  escalier en pierre et je descends dans une grotte naturelle qui a été aménagée au XIIème siècle. Je suis face à une belle salle voûtée avec des arcs gothiques. Ces aménagements s’accordent bien au reste du château. J’apprends qu’il y a deux passages secrets dans ces caves : l’un mène à la salle de garde devenue la chapelle, l’autre conduirait au village d’Issac à deux kilomètres de là !

Je retrouve la lumière du jour et je me dirige vers cette fameuse chapelle qui se trouve en face de la porte d’entrée. Juste avant d’y entrer, la guide me montre l’arrivée du fameux passage secret, c’est ingénieux et très bien réalisé. La transformation de la salle de garde en chapelle est illustrée par la croix en biais qui trône en haut de la chapelle. Elle est désaxée, il a fallu adapter la position de la croix au bâtiment initial pour qu’elle soit en direction de Jérusalem. La chapelle est modeste mais la décoration me surprend : aux murs, des sculptures monumentales représentent les douze apôtres ainsi que les propriétaires du XVIème siècle. Un reliquaire abrite la Sainte-Epine depuis 1453. La lumière extérieure traverse  le vitrail donnant des couleurs arc-en-ciel aux sculptures. Une plaque à l’honneur de Claude de Pontbriand, seigneur des lieux, qui était aux côtés de Jacques Cartier lorsqu’il atteignit une petite bourgade qui deviendra Montréal.

Ma visite se termine après 45 minutes de découverte. Le château de Montréal est un beau chef-d’œuvre de l’architecture médiévale et Renaissance qui possède de beaux atouts, notamment ses jardins et ses caves. La visite est agréable et je suis allée de surprise en surprise. Le fait d’avoir des pièces meublées rajoute de l’authenticité à la bâtisse qui a beaucoup de charme. C’est un château unique qui se différencie de la plupart des autres forteresses du Périgord. Ce fut une belle et bonne découverte !

Bonne promenade à vous !

Encore plus d’informations ici. 

Le château de Montréal

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